Entente Intercommunale pour la Restauration Scolaire

Le projet d’Entente Intercommunale pour la Restauration Scolaire (cantine) est né d’une volonté municipale d’améliorer la qualité des repas servis aux enfants, tout en respectant les impératifs légaux, en maîtrisant les coûts et en mutualisant les moyens de production.
Une étude financée par Cœur d’Essonne Agglomération a validé la pertinence d’une action intercommunale. Les objectifs incluaient : la mutualisation des moyens de production, la qualité nutritionnelle, la lutte contre le gaspillage alimentaire, la valorisation des circuits courts et le soutien aux filières locales, ainsi que la réalisation d’économies d’échelle.
La Ville de Sainte-Geneviève-des-Bois qui disposait depuis l’été 2022 d’une nouvelle cuisine centrale dite « Perray Vaucluse », plus fonctionnelle que ses anciens locaux mais surdimensionnée pour les besoins d’une seule commune, était le partenaire idéal pour cette mutualisation
Recherchant dans un premier temps un mode de gouvernance souple, les villes de Sainte-Geneviève-des-Bois, la Norville et Cheptainville se sont regroupées pour créer, à compter du 1er janvier 2023, une entente intercommunale destinée à assurer la production et la livraison en commun de repas.
Après s’être élargie en 2023 aux villes de Villiers-sur-Orge et Avrainville, l’Entente a intégré la ville de Longpont-sur-Orge en mars 2025. D’autres collectivités sont intéressées pour rejoindre notre cuisine intercommunale : Marolles-en-Hurepoix, Breuillet, Leuville-sur-Orge, Le Plessis-Pâté, Guibeville, ….
Des crèches associatives et privées, des EHPAD ont également manifesté leur intérêt pour bénéficier de nos prestations mais le modèle juridique actuel ne permet pas de leur proposer nos services.
Compte-tenu de son élargissement, le mode de gouvernance de l’Entente ne permettait plus de répondre à ces nouveaux enjeux, notamment le portage d’investissements nécessaires à l’augmentation de la capacité de production de l’équipement ;
C’est pourquoi, en lien avec les services de la Préfecture, les villes de l’Entente ont recherché la forme juridique la mieux adaptée au projet d’exploitation élargie de la cuisine centrale qui permette :
- d’une part à d’autres collectivités publiques (CCAS, EPCI) de pouvoir, à terme, intégrer ce syndicat,
- et d’autre part, de répondre, le cas échéant, aux besoins des opérateurs privés du territoire (EHPAD, crèches).
C’est ainsi la forme d’un Syndicat Mixte Ouvert qui a été retenue.
Créer le 1er septembre 2025, le SMO de restauration collective, dénommé « Cuisine d’Ici », exerce au profit de ses membres, en fonction de leurs besoins, l’une ou l’autre des 3 compétences suivantes :
- La restauration scolaire et périscolaire (maternelle et élémentaire),
- La petite enfance,
- La restauration sociale au titre, notamment, du portage de repas à domicile
Création d’une légumerie
Afin de renforcer encore son ancrage local, Cuisine d’Ici a engagé la création d’une légumerie, dédiée à la préparation des fruits et légumes utilisés dans les menus. Cet équipement est indispensable pour travailler avec des producteurs locaux, souvent de petite taille, qui ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour transformer leurs produits bruts aux standards de la restauration collective. Cette organisation permet ainsi de favoriser les circuits courts, de soutenir les filières agricoles locales et de limiter les transports.
Maîtrise des coûts
À travers Cuisine d’Ici, les collectivités partenaires ont fait le choix d’un modèle de restauration collective fondé sur la mutualisation des moyens, la qualité des approvisionnements et la maîtrise durable des coûts. En regroupant la production des repas, en optimisant l’utilisation d’une cuisine centrale performante et en partageant les investissements, ce dispositif permet de réduire les coûts unitaires de fabrication sans compromettre les exigences nutritionnelles ni la diversité des menus.
Le développement des circuits courts contribue également à cette maîtrise budgétaire : en limitant les intermédiaires et les transports, la collectivité soutient les filières locales tout en sécurisant les approvisionnements. Cette organisation permet ainsi de proposer des repas élaborés à partir de produits de qualité, dans un cadre respectueux de l’environnement, tout en maintenant un prix du repas contenu et accessible pour les familles.
Ce modèle intercommunal garantit, dans la durée, un équilibre entre qualité du service rendu, responsabilité publique et attention portée au pouvoir d’achat, répondant ainsi de manière concrète aux attentes des usagers de la restauration collective sur le territoire.


